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Cinq grandes décisions entérinées par les Chefs d’Etat

Nouakchott, la capitale de la République Islamique de Mauritanie, a abrité, du 1er au 2 juillet 2018, le 31ème sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA). Cette session a été l’occasion, pour les dirigeants africains, d’entériner cinq (5) grandes décisions.

Il s’agit notamment de la tenue, les 17 et 18 novembre prochain à Addis-Abeba, d’un sommet extraordinaire qui aura à se pencher sur les réformes de l’Union telles qu’elles ont été proposées par le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, et son président en exercice, Paul Kagame.

En effet, note-t-on, la rencontre de Nouakchott n’avait pas permis aux Chefs d’Etat de tomber d’accord sur la taxe de 0,2% sur les importations que les États sont invités à lever pour financer l’UA, à cause notamment des réticences comme celle de l’Afrique du Sud.

En outre, la proposition autour du mode de désignation des commissaires, aujourd’hui élus par les Chefs d’État, et qui pourraient à l’avenir être nommés par le président de la Commission, n’a pas été approuvée.

Toutefois, à Nouakchott, des avancées importantes ont été enregistrées dans le cadre de l’intégration du continent avec notamment la signature par cinq nouveaux pays de l’accord pour la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) que sont le Burundi, le Lesotho, la Namibie, le Sierra Leone et l’Afrique du Sud. Ils s’ajoutent ainsi aux 44 États qui l’avaient déjà signé. Au total, six pays ont déjà ratifié l’accord. Il en faut 16 de plus, d’ici décembre, pour que le texte entre en vigueur.

Une autre avancée remarquable est le compromis trouvé sur le Sahara occidental et qui devait permettre à l’UA de jouer un rôle dans ce dossier, sans pour autant se substituer à l’ONU. Dans ce sens, il a même été décidé de réactiver le Bureau de l’UA auprès de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) à Laayoune.

Source JA

Une autre décision a été celle unanime des Chefs d’Etat africains de soutenir la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo au poste de Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), alors que le Bissau-Guinéen Carlos Lopes, ancien Secrétaire Exécutif de la Commission Economique pour l’Afrique, a été désigné Haut représentant de l’UA pour soutenir les États membres dans la négociation d’un nouvel accord post-2020 avec l’Union Européenne. Celui-ci doit remplacer les accords de Cotonou.

Enfin et dans le cadre de la réforme de l’UA, le traditionnel sommet de juillet, qui faisait l’objet d’une rotation entre pays, a été supprimé pour laisser place à une réunion des Ministres des Affaires Etrangères et ceux des Finances des pays membres, ainsi qu’un nombre plus limité de Chefs d’État. Mais pour ce qui est du sommet prévu à Niamey en juillet 2019, il a été indiqué qu’il aura bel et bien lieu et sera l’occasion de célébrer l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale, avec la présence de tous les Chefs d’État.

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