Ensemble nous avons réussi

Fin du 12ème Sommet extraordinaire de l’UA à Niamey : Lancement solennel de la phase opérationnelle de la ZLECAF

La 12ème Session extraordinaire du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine s’est achevé le dimanche 7 juillet dans l’après-midi à Niamey par le lancement de la phase opérationnelle de la Zone de Libre Echange Continentale africaine (ZLECAF). Cette rencontre au Sommet de l’Organisation panafricaine a vu la participation d’une trentaine de Chefs d’Etat et de Gouvernement.

Sous la présidence du Chef de l’Etat égyptien et président en exercice de l’Organisation, SEM Abdel Fattah al-Sisi, cette session a eu à examiner et à adopter cinq instruments opérationnels du traité de la ZLECAF.

Il s’agit, entre autres, des règles sur les produits d’origine, la suppression des barrières tarifaires en ligne, le lancement de système de paiement numérique de dédouanement et l’observatoire africain de facilité du commerce.

Le Président égyptien et le Président Issoufou Mahamadou, Champion de la ZLECAF, ont dévoilé une stèle consacrant le lancement officiel de l’opérationnalisation du projet panafricain.

La ZLECAF, projet phare de l’agenda 2063 de l’UA, offre les perspectives d’un marché de 1,2 milliard de consommateurs avec un PIB de près de 3500 milliards de dollars. 54 pays ont signé le traité tandis que 27 l’ont ratifié à ce jour.

Le Niger vient ainsi une fois plus de marquer l’histoire du Continent africain avec l’opérationnalisation de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine, un dossier conduit avec brio par le Président de la République Issoufou Mahamadou.

Cette date du 7 juillet sera inscrite en lettres d’or dans les annales africaines. Elle vient déjà d’être déclarée journée de l’intégration africaine.

A la fin des travaux, le Président Issoufou Mahamadou, Champion de la ZLECAF et le Président de la Commission de l’Union Africaine, M. Moussa Faki Mahamat, ont conjointement animé une conférence de presse au cours de laquelle le Président nigérien a rappelé que la ZLECAF est l’aboutissement du travail de plusieurs générations de panafricanisme.

« Aujourd’hui, nous avons un point de départ dans l’agenda 2063. Nous avons 55 Etats, soit 55 marchés fragmentés avec 84 000km de frontières qui nous séparent. Cela constitue un obstacle au commerce et aux échanges pour les différents pays. Le niveau de commerce interafricain est de 15%, alors qu’il est de 70% en Europe, 75% en Asie et 20% en Amérique Latine. Voici la situation de l’Afrique depuis plusieurs décennies. C’est pourquoi, nous avons décidé de sortir en brisant les barrières tarifaires et non tarifaires », a-t-il expliqué.

Quant au président de la Commission de l’Union Africaine, après avoir rappelé le processus participatif de la mise en œuvre de la ZLECAF, ce projet des pères fondateurs de l’Union Africaine et dont « un pas extraordinaire » vient d’être franchi à Niamey, il a déclaré que « nous allons travailler pour pouvoir faire face aux défis de la ZLECAF » en ce que « le commerce exige des infrastructures aussi bien que la paix et la stabilité ».

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