Ensemble nous avons réussi





S.E. BRIGI RAFINI

Premier Ministre du Niger Chef du Gouvernement

Après son accession à la magistrature suprême, suite aux élections présidentielles de 2011, le Président de la République, SEM Issoufou MAHAMADOU, s’est résolument engagé à concrétiser les promesses faites au peuple nigérien dans son programme électoral dénommé Programme de Renaissance du Niger. A travers la conduite déterminée de ce Programme par le Gouvernement, c’est sur un nouveau socle que se construit désormais l’avenir du Niger. En dotant le Niger d’institutions crédibles et inscrites dans la durée, la démocratie y a été ancrée de façon irréversible. En assurant de façon résolue la sécurité de tous et du territoire national, il a été donné au peuple nigérien les moyens de garantir sa marche vers le développement. En bâtissant un cadre plus favorable à l’atteinte d’une sécurité alimentaire durable et en s’appuyant sur des investissements publics structurants, ce sont les bases d’une croissance à la fois soutenue et inclusive qui ont été jetées. En œuvrant pour une amélioration continue des services de santé et d’éducation, il a été offert à la jeunesse les meilleures chances de préparer l’avenir.

Au cours de ces cinq années d’exercice du pouvoir, le Président Issoufou MAHAMADOU a tenu à rendre compte fidèlement et régulièrement au peuple nigérien de la mise en œuvre du Programme de Renaissance. (…) Qu’il me soit permis ici de réitérer, en ma qualité de Chef du Gouvernement, mes remerciements et ma profonde gratitude à SEM Issoufou MAHAMADOU, Président de la République, Chef de l’Etat, pour la confiance placée en ma personne pour conduire et coordonner l’action de l’équipe gouvernementale. Je le remercie également pour tout le soutien et les facilités dont le Gouvernement a bénéficié tout au long de ce mandat. Aussi, voudrai-je saisir cette opportunité pour présenter mes félicitations aux membres du Gouvernement et à tous les cadres et agents de l’administration, qui ont contribué à la concrétisation des engagements du Programme de Renaissance.

Des institutions démocratiques plus fortes, crédibles et durables

L’ensemble des Institutions républicaines prévues par la Constitution ont été effectivement installées. Elles ont fonctionné de manière satisfaisante, en conformité avec les règles qui les régissent. Pour consolider le cadre institutionnel, plusieurs textes législatifs et réglementaires ont été adoptés. L’administration publique centrale et déconcentrée a été redynamisée. Les ressources humaines ont été renforcées à travers les recrutements massifs et la revalorisation des salaires et autres avantages des agents de l’Etat.

Ces actions ont eu pour résultats :

  • La stabilité politique et sociale ;
  • L’exercice effectif des libertés publiques ;
  • Le renforcement de l’Etat de droit ;
  • Des progrès significatifs en termes d’accès à la justice et de sauvegarde des droits humains ;
  • L’effectivité de la liberté de la presse ;
  • La consolidation du système électoral ;
  • Des progrès notables en matière de déconcentration et de décentralisation ;
  • Le renforcement du dialogue social et politique ;
  • La dynamisation de la diplomatie nigérienne avec l’élargissement de la carte diplomatique, le renforcement de la coopération au développement et de l’image du Niger sur l’échiquier international ;
  • Une meilleure implication de la diaspora nigérienne dans la vie nationale.
En somme, les institutions républicaines ont résisté aux différents chocs et l’ordre public a été maintenu.

La totalité des Institutions de la République prévues par la Constitution (Assemblée Nationale, CESOC, Cour des Comptes, Cour Constitutionnelle, Conseil d’Etat, Cour de Cassation, CSC, CNDH) ont été installées.

Liberté d’expression : Le Niger est passé de la 139ème place en 2009 à la 47ème place en 2015. (Reporters Sans Frontières)

La sécurité des personnes et des biens est assurée sur toute l’étendue du territoire

Le quinquennat a été marqué par une action forte et constante en faveur du renforcement des capacités du dispositif national de défense et de sécurité. Les capacités matérielles et financières des Forces de défense et de sécurité ont été considérablement renforcées. Le Gouvernement a mis en œuvre un dispositif interne et externe de sécurisation du pays. A cet effet, des patrouilles mixtes régionales et départementales ont été organisées avec plus de 800 véhicules qui sillonnent quotidiennement le territoire national. Parallèlement, 4 opérations lourdes ont été organisées (Zarmaganda, Inga, Maï Dounama et Mali Béro) pour sécuriser les frontières nationales. En plus, des contingents nigériens ont été envoyés sur les théâtres internationaux de maintien de la paix.

Ces actions ont occasionné une plus grande prise en main des questions sécuritaires et permis d’assurer un climat de paix et de sécurité sur l'ensemble du territoire. Durant les 5 ans, le Niger est resté un îlot de paix dans un environnement sous régional en proie à des tensions sécuritaires et d’attaques terroristes. Les nigériens ont finalement bien compris qu’ils peuvent faire confiance en leurs Forces de défense et de sécurité. A ces actions, s’ajoute la mise en œuvre de nombreux mécanismes de gestion et de prévention de conflits notamment les fora sur la paix et la sécurité qui ont contribué au maintien de la paix et de la concorde nationale.

8 patrouilles mixtes régionales, 63 patrouilles mixtes départementales, 14 patrouilles départementales sillonnent quotidiennement l’ensemble du territoire national depuis leur lancement en 2011. A l’occasion de ces patrouilles, des milliers d’individus ont été interpellés pour contrôle d’identité et des armes de tous calibres et plusieurs catégories de produits prohibés récupérés. Ces actions ont permis l’identification physique de plus de 3.000 détenteurs d’armes à feu, la collecte de plus de 3.600 armes, de 19.345 munitions tous calibres confondus, dont 130 grenades et de 41 mines anti-véhicule.

Développement des infrastructures et de l’énergie par des investissementsdans les routes, les pistes rurales

Au niveau des infrastructures, un vaste programme a été réalisé et s’inscrit à la fois dans l’optique d’équipement du pays, mais aussi celle de l’intégration régionale. Ce qui a permis une véritable dynamique de construction à travers :

  • La réhabilitation et l’aménagement de routes bitumées y compris les routes rurales et les voiries urbaines ;
  • Le démarrage du projet de la boucle ferroviaire ;
  • La réhabilitation et la réalisation des infrastructures de transport aéroportuaires.

Au niveau de l’énergie, des efforts substantiels sont en cours, visant le renforcement des capacités de production d’électricité pour satisfaire les besoins nationaux et même ceux de certains pays de la sous-région. Ces efforts ont contribué à :

  • Une amélioration du taux d’accès à l’énergie électrique ;
  • Une amélioration de la distribution électrique rurale ;
  • Une réduction de coûts de l’énergie et à terme assurer l’indépendance énergétique du pays.

Les travaux d’aménagement et de bitumage sont terminés sur 380 km linéaires de routes et sont en cours sur 976,73 km. Les travaux de réhabilitation de 279,55 km des routes bitumées sont terminés et sont en cours sur 734,5 km. La consommation du gaz est passée de 3.000 tonnes en 2011 à environ 15.000 tonnes en 2014. Inauguration de la centrale électrique de Niamey / Gorou Banda

Accès à l’eau potable pour tous à travers la réhabilitation et la construction d’ouvrages hydrauliques urbains

Le Gouvernement s’est engagé sur la réalisation de 14.000 nouveaux Points d’Eau Modernes (PEM), la réhabilitation de 8.500 PEM existants, la réalisation de 240.000 ouvrages d’assainissement de base liés à l’eau, l’optimisation de 52 centres existants, l’intégration de 40 nouveaux centres dans le périmètre de la SPEN et l’augmentation du pourcentage des populations disposant de latrines en milieu rural, en faisant passer le taux de 7% en 2009 à 25% en 2015, et en milieu urbain de 79% en 2009 à 100% en 2015. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs réalisations ont été faites dans le cadre de l’hydraulique rurale, urbaine et de l’assainissement de base.

Les actions ont porté sur la réalisation de nouveaux équivalents points d’eau modernes (EPEM) et la réhabilitation d’anciens EPEM. Ainsi, 9.923 EPEM ont été réalisés et 2.325 autres sont en cours de réalisation. Leur achèvement portera le cumul à 12.248 EPEM contre une prévision de 14.000, soit un taux de réalisation de 87,48%. Les EPEM réhabilités sont au nombre de 3.249 et 278 autres sont en cours de réhabilitation, soit un taux de réalisation de 38,22%.

D’importantes activités ont été menées en vue d’améliorer la qualité de l’eau en milieu rural. Il s’agit de :

  • Approche multi-villages qui consiste à alimenter plusieurs villages à partir d’un seul point d’eau ;
  • Transformation des forages à pompes à motricité humaine par leur équipement en pompes solaires ;
  • Approvisionnement des forages à partir du fleuve.

En matière d’hydraulique urbaine, 92.629 branchements sociaux, 1.218 bornes fontaines et 756.035 ml d’extension du réseau AEP ont été réalisés, permettant ainsi l’accès à l’eau potable à plus d’un million de personnes.

Relance de l’économie à travers des investissements publics

Le bilan de l’économie est marqué par des chocs exogènes divers notamment l’appréciation du dollar US, la chute des prix du pétrole et des autres matières premières sur les marchés internationaux, le décalage de l’exploitation de la mine de Imouraren, les difficultés dans la poursuite du barrage de Kandadji (ayant entrainé la résiliation du contrat avec la société ZVS) et les aléas climatiques.

La conduite de la politique et de l’activité économiques a été fortement impactée par la gestion du contexte sécuritaire et la guerre contre Boko Haram. En dépit de ces obstacles, des efforts ont été enregistrés en matière de gouvernance économique par la planification des investissements, la gestion de l’aide au développement et l’amélioration de la gestion des finances publiques.

Le cadre macroéconomique, stabilisé et consolidé, a permis d’enregistrer un taux de croissance moyen de 6%, en dépit des obstacles susmentionnés, contre un objectif de 7% sur la période du mandat. Cette création de richesses s’est déroulée dans un environnement de stabilité de prix avec un taux d’inflation maintenu en deçà de 3% par an. En vue de promouvoir les investissements, les actions entreprises ont permis de rendre le Niger plus attractif pour les investisseurs publics et privés. Il s’agit principalement de l’adoption d’une loi instituant le principe du Partenariat Public-Privé, la révision des codes des investissements, pétrolier et minier pour les rendre plus compétitifs ainsi que l’organisation de plusieurs tables rondes de financement.

La relance de l’économie s’est également opérée à travers des actions et mesures prises visant la promotion des secteurs des mines, de l’industrie, du tourisme, hôtellerie et artisanat, des transports, des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de la promotion du secteur privé par l’amélioration du climat des affaires. Le Gouvernement a aussi renforcé le processus de l’intégration et de la coopération régionales.

Promotion du développement social à travers les investissements publics et amélioration significative les indicateurs sociaux

Une action globale visant le développement du capital le plus précieux (le capital humain) a été réalisée par le Gouvernement. Ainsi, un accent particulier a été mis sur les piliers de ce capital que constituent l’éducation, la santé, l’urbanisme, le logement et le cadre de vie, la jeunesse et sport, la culture, arts et loisirs, la population, la promotion de la femme et la protection de l’enfant ainsi que l’action humanitaire et la gestion des catastrophes.

Il reste à poursuivre et intensifier ces actions, tout en les accompagnant avec une stratégie de prise en compte de la dimension renaissance culturelle. Cette dimension doit être placée désormais au cœur des actions du Gouvernement afin que le nigérien développe les vertus du travail et arrive à compter sur ses capacités physiques et intellectuelles.

Par rapport à l’accès, 2.256 écoles primaires, 2.141 établissements du préscolaire et 4 écoles normales ont été créés. Pour appuyer ces établissements, 1.117 cantines scolaires ont été créées. En matière d’infrastructures scolaires, de 2011 à 2015, le Gouvernement a construit 7.884 salles de classes en matériaux définitifs

Au plan des ressources humaines, le Gouvernement a intégré 10.350 enseignants contractuels à la Fonction Publique et recruté 4.500 agents auxiliaires. Il a aussi engagé 24.000 nouveaux enseignants contractuels. Par rapport à la santé maternelle et infantile, 35 passages des JNV POLIO ont permis de toucher 4.514.835 enfants par passage et une campagne rougeole ciblant des enfants de 9 à 59 mois a permis d’immuniser soit 3.334.387 enfants.

Création d’emplois au profit des jeunes

Avec la création de 711.053 emplois en 5 ans, l’objectif de 250.000 emplois au profit des jeunes est largement dépassé. Le taux de réalisation est de 284,42%.

En plus de la création d’emploi au profit des jeunes, la réalisation de toutes les actions conduites au niveau des autres axes a entrainé des transformations radicales de la société nigérienne. Il est enregistré une émergence soutenue de la classe moyenne en faveur de laquelle des actions spécifiques seront menées en vue de booster l’économie. De même, la pauvreté a considérablement reculé, dont l’incidence est passée de 63% en 2010 à 45% en 2015.

Création de 711.053 emplois sur la période d’avril 2011 à juillet 2015, soit un taux de réalisation de 284,42%. Ces emplois sont répartis en 137.028 permanents et 573.035 temporaires, soit respectivement 19,30% et 80,70%.

La sécurité alimentaire est assurée à travers l’initiative 3N

Après le défi sécuritaire, le défi de la sécurité alimentaire est sans doute celui qui a fait l’objet de la plus grande attention du Gouvernement durant ce mandat. En effet, l’enjeu était de taille, car il s’agit de mettre les populations nigériennes à l’abri de la famine dans l’immédiat et de manière structurelle. Pour ce faire, le Gouvernement a conçu et mis en œuvre l’Initiative 3N « les Nigériens Nourrissent les Nigériens ». Cette initiative a eu un succès réel avec l’augmentation de la production céréalière et irriguée ainsi que l’amélioration du rendement et de l’exploitation du cheptel. Des résultats palpables ci-après ont été enregistrés en 5 ans :

  • La sécheresse n’est plus synonyme de famine ;
  • Le renforcement de la résilience et le recul de la vulnérabilité alimentaire ;
  • La stabilité du niveau des prix des produits agro-alimentaires ;
  • L’amélioration du revenu et du pouvoir d’achat des populations.

Pour les kits villageois, il a été créé 151 boutiques d’intrants, dotées de 1.139,36 tonnes d’engrais, et 1.213 banques céréalières dotées de 18.781,15 tonnes de céréales. Quant aux kits ménages, ils portent sur la réalisation de 5.053 parcelles de maraîchage de 250 m carrés en moyenne par femme. 1.917 vaches ont été inséminées, 344 fermes modernes et 47 fermes avicoles appuyées pour leur installation, 54.669 kits ménages et 28.889 kits volailles mis en place.

Nos partenaires

Retrouvez quelques partenaires de l'agence UA!

© 2019 Agence UA Tous les droits sont réservés. Développé avec per Mougani.